3 – 2012 : Une policière me menace de prison, moi qui suis victime !

[Sommaire]
<< 2 - Blocage d'une enquête par un colonel de gendarmerie « au bras long »
>> 4 - Des personnes « en réseau » m'appliquent des sanctions

 

 

En 2012, à l'occasion de ma demande de divorce (pour d'autres raisons), je découvre que l'affaire du rapt en 2008 serait en réalité une escroquerie de ma femme qui visait des membres de ma famille. C'est en tout cas ce que je prétends. Aujourd'hui en 2020, mon ex-femme persiste à dire qu'elle a payé la rançon à des ravisseurs (remarque : s'il s'agit d'une escroquerie de sa part, les faits sont prescrits depuis plusieurs années).

Je rassemble plusieurs éléments de l'époque : le relevé des appels téléphoniques avec le Congo qui avaient explosé durant les deux semaines avant l'annonce du rapt et l'annonce par mail de l'oncle, qui m'apparaissait suspecte. Encore une remarque : en 2008, quand l'affaire du kidnapping nous est tombée dessus, ce n'étaient pas à nous, victimes, d'éplucher les listes des appels téléphoniques. Ça aurait dû être le rôle des enquêteurs en 2008, mais on l'a vu, le colonel avec lequel nous étions en contact avait bloqué toute enquête.

J'envoie donc mes nouveaux éléments au procureur de la République d'Aix-en-Provence.

Quelques semaines plus tard, je suis convoqué par une policière du commissariat d'Istres, Sylvie Bovo, qui me dit qu'elle intervient à la demande du parquet d'Aix pour me faire taire !

C'est hallucinant… Non seulement ils ne font pas leur travail d'enquête, mais en plus ils exercent des pressions pour faire taire les victimes…

 

Menace de 5 ans de prison à mon encontre

La policière complète ses menaces à mon encontre : elle me dit que le parquet me fera condamner entre 6 mois et 5 ans de prison pour dénonciation calomnieuse ou de faits imaginaires si je continue à vouloir faire ressortir la vérité.

Une remarque : en 2019-2020, le parquet d'Aix-en-Provence a mis à exécution sa menace, en faisant porter plainte contre moi une autre policière de ce même commissariat d'Istres pour « dénonciation calomnieuse » ! Ils ont mis à exécution les menaces qu'ils avaient proférées à mon encontre 8 ans plus tôt…

 

Réalisation d'un faux procès verbal d'audition

Cette première policière, Sylvie Bovo, va m'auditionner, mais sur un autre prétexte, de menaces que je reçois dans le cadre de mon divorce (j'insiste pour préciser que c'est la policière qui a cette initiative, pas moi).

Je réponds à ses questions. À la fin de l'entretien, elle me tend le procès verbal d'audition à signer. Mais lorsque je relis le document, ce qui est écrit ne correspond pas à mes paroles. Elle refuse de corriger les erreurs, et elle se fâche quand je ne veux pas le signer.

Elle m'indique qu'elle verse quand même le papier qu'elle a écrit dans le dossier, en faisant croire que ça correspond à mes paroles…

J'ouvre une parenthèse : lors d'une audition, un délinquant peut affirmer certaines choses, puis s'il a « trop parlé », il peut avoir envie de revenir sur ses dires. On comprendrait alors que les policiers laissent les premières paroles dans le dossier. De même, si un témoin fait des déclarations, puis au cours de l'interrogatoire, il prend peur et revient sur celles-ci, ce qu'on peut comprendre, il serait normal que le policier laisse les premières affirmations. Mais quand une victime, moi en l'occurrence, fait une déclaration, il n'existe aucune raison valable pour revenir sur nos paroles. Ce n'est pas possible. Le seul cas éventuel serait une erreur de retranscription de la part de la policière, et les erreurs, par définition, ça se corrige.

En versant au dossier des déclarations qui ne sont pas les miennes, la policière commet un faux en écriture.

Vous pouvez reprendre l'exemple que je viens de citer pour bien comprendre : si un policier verse dans un dossier des paroles d'un suspect ou d'un témoin, et que celui-ci se rétracte, ce procès verbal d'audition non signé par la personne qui s'est rétractée ne constitue pas un faux document. Par contre, quand on fait croire qu'une victime a prononcé des paroles et qu'on les verse au dossier, alors le policier crée un faux document (un « faux intellectuel » pour être précis).

 

Qui au parquet d'Aix est à l'origine des menaces à mon encontre ?

Cette policière, Sylvie Bovo, ne me connaissait pas. Elle ne pouvait pas avoir d'animosité contre moi. Je la crois volontiers quand elle dit obéir aux ordres de certaines personnes du parquet. (En revanche, elle commet des fautes en exécutant des ordres illégaux, et elle aurait dû s'abstenir de le réaliser.)

Je porte plainte contre elle en 2013 pour « faux ». C'est une collègue de cette policière, Céline Viciana, qui instruira ma plainte en 2014, qui la classera sans suite, qui me convoquera chez un psychiatre, qui établira de nouveaux divers faux documents et qui portera, au final, plainte contre moi, y compris pour « dénonciation calomnieuse ».

En avril 2014, je m'interroge quand même sur les motivations de cette policière : après réflexion, je me dis que ce n'est pas quelqu'un du parquet qui l'a contactée directement pour m'intimider. c'est une simple policière, les gens du parquet n'entrent pas en contact direct avec de simples policiers. Je lui demande alors, dans un courrier poli, le nom de son supérieur hiérarchique au sein du commissariat qui lui a donné cet ordre illégal. Elle ne me répondra jamais.

 

Je me rends en personne au parquet d'Aix

Fin décembre 2012, soit six mois après les menaces de prison proférées à mon encontre par la policière, je n'arrive pas à me résoudre à ce que des procureurs puissent donner l'ordre illégal de bloquer toute enquête.

À l'époque, je n'étais pas au courant que ce blocage provenait du colonel Tomalak, je ne l'apprendrai qu'après 2014 (en 2013, j'aurai des éléments qui me mettront la puce à l'oreille, mais c'est tellement incroyable que je n'assimilerai pas tout de suite cette information).

Donc en décembre 2012, je ne crois pas aux menaces de la policière, je me dis que ce n'est pas possible, et je prends donc la décision de me rendre sur place, dans le tribunal de grande instance et dans les locaux du parquet. Je dépose en mains propres ce fameux dossier actualisé, celui que la policière m'avait interdit de transmettre.

Je suis reçu par un parquetier qui me conduit au service STD (service de traitement direct) des mineurs, car l'homme qui me reçoit m'indique que c'est dans ce service que se trouve mon dossier. C'est donc une bonne chose : ils avaient mon dossier et je le complète.

Lorsque je me suis rendu à Aix-en-Provence, c'était parce qu'après quelques mois de réflexion, je ne croyais pas la policière : je me disais, à l'époque, que ce n'était pas possible que certaines personnes au sein du parquet puissent menacer et envoyer des victimes en prison.

Je ne m'en doutais pas, mais les menaces de certaines personnes au sein du parquet, on parle de procureurs, et j'ajoute le qualificatif d'« ordures », vont très rapidement s'abattre sur moi. Dans l'affaire de 15 à 20 jours, ils vont commencer à me tendre de nouveaux pièges, à continuer à faire de faux documents, etc.

En réalité, ces gens-là n'ont pas digéré que je n'aie pas écouté leurs menaces proférées via la policière.

 

 

Pour aller plus loin...

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