Précisions : la tentative de spoliation de Mme Lilamand, ma grand-mère

Ce texte vient en complément et détaille l'article « Magali Mathias et l'intervention d'un avocat douteux dans une affaire de donation ».

[Temps de lecture : env. 8 minutes]

 

Les affaires de spoliation de personnes âgées fortunées sont malheureusement assez fréquentes en France. Elles mettent en œuvre toute une série d'intervenants véreux : avocats (avec la complicité de l'ordre des avocats, les barreaux), notaires, juges, procureurs, médecins, travailleurs sociaux… Ces gens se retrouvent souvent dans des réseaux francs-maçons.

 

Le principe de fonctionnement d'une tutelle abusive en EHPAD

Assez souvent, ce sont des personnes isolées, sans famille proche, qui se font repérer par un notaire ou un travailleur social. Celui-ci signale l'« opportunité » à sa bande et la machination se met en place : on déclare que la personne perd la tête, Pour la « protéger » (un vocabulaire de la novlangue qui signifie « pour la dépouiller »), on la place sous la tutelle d'un mandataire, escroc. C'est un juge complice qui prononce les désignations des faux « protecteurs » et des mesures à entreprendre. Dans la plupart des cas, la personne est envoyée, contre sa volonté, dans une maison de retraite. Dès lors qu'elle a été mise sous tutelle, elle n'a plus le droit de s'exprimer. Déclarerait-elle vouloir rentrer chez elle ? On lui répondra qu'elle perd la tête et qu'elle ne réalise pas la chance qu'elle a en EHPAD, avec toutes ces personnes qui s'occupent bien d'elle.

Pendant ce temps, un mandataire va être désigné, toujours par le juge complice, pour « gérer » les biens de la personne. Les soins qu'on va lui prodiguer en maison de retraite vont être légèrement supérieurs aux revenus de la personne. (Il ne s'agira pas forcément d'une fraude du mandataire mais juste d'une mauvaise gestion, rien de répréhensible.) Pour combler le découvert bancaire, le mandataire va alors vendre aux enchères, dans l'urgence, les biens immobiliers possédés par le petit vieux ou la petite vieille. Comme c'est vendu dans l'urgence, les biens sont bradés pour pouvoir trouver un acquéreur. C'est là qu'on retrouve toute une ribambelle de vautours, de francs-maçons, qui viennent faire des « affaires » dans ces enchères spéciales. (Il y a des enchères qui ne sont réservées qu'aux avocats, où tout-un-chacun n'a pas le droit d'accéder.)

Quand toute la fortune du petit vieux ou de la petite vieille s'en est allée, on la remet à un niveau inférieur de dépenses, adapté à ses maigres revenus. Jusqu'à ce qu'elle décède. Quand ces vautours tombent sur une de leurs proies, celle-ci n'a quasiment plus aucune chance. J'étais au courant de ce fonctionnement quand ça a commencé à se mettre en place contre ma grand-mère début 2019. Ce n'était pas faute d'avoir essayé de prendre des précautions préalablement.

 

Une affaire de donation en parallèle

[du blabla, lecture facultative]

Il y avait plusieurs raisons à ce que ma grand-mère effectue une donation d'une maison qu'elle possédait en faveur de nous ses petits-enfants. En premier lieu, c'était le souhait qu'elle exprimait : elle voulait nous faire plaisir et éviter que l'ensemble de ses biens aillent à sa fille (ma mère) le jour de son décès. Il s'agissait de réaliser une répartition durant son vivant. En second lieu, elle pouvait bénéficier d'un abattement légal pour un tel don. En troisième lieu, le fait de ne donner qu'une partie de la maison (qui aurait été en indivision) lui aurait permis ultérieurement, si le besoin s'en faisait sentir, de vendre les parts qui lui restaient (tout en conservant les loyers puisqu'elle donnait à ses petits enfants, ce qui n'aurait pas été le cas si elle vendait à un inconnu).

 

Le notaire maître Benoît Grégoire à Martigues

Le notaire habituel de ma grand-mère à Istres ne s'est pas montré très efficace et ses tarifs étaient exagérément chers (en contradiction avec les tarifs pourtant plafonnés). Nous avons donc consulté un de ses confrères dans la ville voisine de Martigues.

À l'époque, j'avais déjà des problèmes avec les francs-maçons : la fausse lettre recommandée du Conseil général, l'affaire de ma porte défoncée et ma convocation en psychiatrie, et deux juges qui établissaient des faux jugements dans lesquels ils racontaient que j'avais fait l'objet de traitements psychiatriques alors que tout ceci était inventé.

Quand nous sommes entrés dans le bureau de Me Grégoire, mon attention a été attirée par deux objets :

croix des templiers sur une pierre, et renard dans le bureau de Me Grégoire

 

Un renard empaillé et une pierre avec une croix gravée dessus. « Eh alors ? me direz-vous, tout le monde a le droit de décorer son bureau comme il l'entend ». Certes, de la même manière que j'ai le droit de ressentir quelques bizarreries à la vue de ces deux objets. Ce n'est qu'une indication, ça ne présage absolument rien et ma grand-mère a continué à faire sa donation avec ce notaire.

Elle a eu un premier rendez-vous le 20 février 2019 puis un second en mars. Ensuite, nous les petits-enfants devions être convoqués si nous acceptions la donation. (Une donation ne peut avoir lieu que pour des personnes qui acceptent de la recevoir. Si certaines personnes refusent leur part, ce n'est qu'elles que cela concerne, et la donation se poursuit avec les autres – sinon, imaginez le joli désordre qui serait créé avec des sortes de chantages ou de marchandages entre donataires.)

 

L'intervention de Magali Mathias

Ma grand-mère prévoyait de donner trois parts égales à chacun de ses petits-enfants, Ma sœur, Magali Mathias, pour une raison qui pourrait être douteuse, renonce à sa part. C'est son droit.

En revanche, elle va monter une magouille avec un avocat, Me Nicolas Milanini. Elle descend à Istres précipitamment et amène ma grand-mère chez cet avocat. Je précise que ma grand-mère et mon grand-père n'aimaient pas les avocats et préféraient se passer de leurs services plutôt que de rentrer dans des conflits.

Ma sœur a pris ma grand-mère par surprise en lui faisant écrire dans son agenda qu'elle allait chez un notaire, et non pas chez un avocat. C'était une première tromperie.

 

Ma grand-mère présentée comme sénile et une fausse réunion familiale

Durant l'entrevue, ma sœur parlera à la place de ma grand-mère, qui ne comprendra pas ce qui se passe, comme elle l'avouera pas la suite. Ma sœur demande juste à ma grand-mère de faire deux chèques, l'un de 90 € pour la consultation et un autre de 250 € pour des « services à venir ».

Fausse proposition de réunion familial

Dans les jours qui suivent, ma grand-mère me montre ces deux factures, auxquelles elle ne comprend pas grand chose.

La première, 70 €, correspond aux honoraires relatifs à la consultation qu'elle a eue, et le montant est correct. En revanche, la seconde facture, de 250 € m'interpelle : d'après ce qui est écrit, ma grand-mère est allée payer un avocat pour parler à certaines personnes de notre famille « à l'amiable » avec un avocat qu'elle n'a vu qu'une fois dans sa vie…

Sur le coup, je vais être très fâché avec ma grand-mère, parce que je crois que ma grand-mère se met à trafiquer je-ne-sais-quoi avec ma sœur (en réalité, je me trompais, je ne m'en apercevrai que plus tard : ma grand-mère était en train de se faire avoir).

Fausse proposition de réunion familiale

Ma grand-mère venait de payer un avocat plus 200 € pour réunir sa famille à l'amiable. Je n'y crois absolument pas : d'abord il n'existe pas de problèmes familiaux entre nous, et ensuite, quand on a recours aux services d'un avocat, c'est qu'on prépare un coup. Ce que je sais, c'est que depuis 2016-2017, les avocats sont obligés de faire semblant de tenter un accord amiable avant de traîner leurs adversaires devant un tribunal. Je ne tourne pas autour du pot, il y a 2 personnes avec qui ma sœur ressent une certaine animosité : ma mère ou moi-même.

Donc ma grand-mère est en train de recourir aux services d'un avocat pour attaquer soit moi-même, soit ma mère, devant un tribunal.

 

Un recours à un avocat… en absence de litige familial ?

Pour vous qui lisez ces lignes, je tiens à insister sur le fait qu'il n'y avait aucun problème familial entre nous. Vous pourrez voir ci-dessous un extrait de vidéos tournées trois mois plus tard, avec ma grand-mère, ma mère et moi-même : nous sommes une famille sur la même longueur d'onde. En 2015, ma grand-mère et ma mère avaient ensemble tourné pour moi une vidéo de soutien qu'on peut voir sur Youtube. En 2018, ma grand-mère était allée me défendre en personne au tribunal de Martigues contre le directeur de l'hôpital (et toujours sans que nous ne recourions à des avocats). Sur les sujets importants, nous sommes solidaires !

Tous ces prétendus litiges familiaux sont des inventions. (Il y a bien sûr comme dans toutes les familles parfois un ton qui peut monter, mais c'est toujours temporaire, nous restons unis sur le fond.)

Jusqu'à présent je m'occupais relativement bien de ma grand-mère, mais ce recours à l'avocat va en quelque sorte mettre de l'huile sur le feu entre ma grand-mère et moi. Je me détache d'elle tant qu'elle ne m'explique pas si c'est contre moi qu'elle veut s'en prendre, ou contre ma mère (ça ne me regarderait pas mais je reste attentif).

Ma mère et ma grand-mère conviennent ensemble d'un rendez-vous chez l'avocat qui doit nous expliquer ce qu'il est en train de faire. Ça ne m'intéresse absolument pas d'accompagner ma grand-mère chez cet homme pour m'entendre dire que ma grand-mère entend m'attaquer devant un tribunal, moi son petit-fils qui ai pris soin d'elle jusqu'à présent. Je refuse de l'accompagner à ce rendez-vous tant qu'elle ne me dit pas si c'est contre moi qu'elle s'en prend. Elle n'a pas besoin de se rendre chez cet avocat (et de lui payer une nouvelle consultation) et il lui suffit de lui téléphoner, hors de ma présence car je ne veux pas entendre ces histoires.

C'est ce qu'elle fait le 25 mars 2019. Ma grand-mère me dit que Me Milanini n'a pas voulu lui répondre. Je doute : depuis quand un avocat refuse de dire ce qu'il fait à sa cliente qui le lui demande ? Je prends à mon tour le combiné, je mets le haut-parleur et lorsque j'appelle Me Milanini, ma grand-mère confirme à haute voix être à côté. Je lui demande s'il est exact qu'il n'a pas voulu lui répondre quelques minutes plus tôt pour savoir quelles étaient les personnes de la famille concernées. Il nous réplique qu'il détaillera ça lorsqu'on viendra à son cabinet et il nous raccroche au nez.

Ma grand-mère lui écrit alors une lettre dans laquelle elle explique refuser la prétendue réunion familiale et demande à être remboursée des 250 €.

Par la suite, il va rappeler ma grand-mère et lui demander de venir à son cabinet, ce qu'elle fera par erreur, pensant de son côté que ça permettrait d'arranger les choses. C'était un piège : l'avocat va se servir du fait que ma grand-mère se soit rendue chez lui à deux reprises pour insister et maintenir qu'il serait son avocat.

 

Plusieurs écrits de Mme Lilamand écartés par l'avocat

Les échanges ont continué à être sans équivoque possible : ma grand-mère écrivait le 17 juin à Me Milanini :

Mme Lilamand dénonce Me Milanini

Et l'avocat répond le 27 juin :

Extrait de la réponse de Me Milanini le 27 juin 2019

Il signale qu'il a obtenu un mandat de la part de ma grand-mère, pour parler en son nom, et qu'il a comme témoin, ma propre sœur

Ma grand-mère est « cuite » à ce moment-là. Elle va être abusivement placée sous la tutelle d'inconnus, dont cet avocat Milanini fait partie.

Il faut comprendre qu'entre une simple personne, elle, et un avocat, lorsque tous deux affirment deux choses différentes, c'est l'avocat qu'on écoutera, pas ma grand-mère.

 

La naïveté de ma grand-mère par rapport aux affaires de spoliation de personnes âgées

C'est un sujet assez peu connu. On croit ou on espère que ça n'arrive qu'aux autres, et du coup personne ne se prépare à ce que ça lui tombe dessus. Et à ce moment-là, c'est trop tard.

Avant qu'une spoliation se mette en place, il y a des signaux à interpréter. Ces gens-là ne se lancent pas tête baissée dans le détroussement de personnes vulnérables. Ils commencent par tester le « répondant » des personnes, entre autres en regardant si leurs cibles s'y connaissent ou non en droit.

Le premier indice envoyé par ma grand-mère, celui de réactiver une vieille donation commencée il y a 25 ans était un mauvais signal, en notre défaveur : nous apparaissions soit comme des personnes négligentes, soit comme des personnes mal informées et mal conseillées (et donc vulnérables).

Ensuite, même s'il ne s'agissait pas d'un signal à proprement parler, il y a eu la brèche ouverte par ma sœur : l'invention d'un prétendu conflit familial, qui était du pain béni pour eux.

Ma grand-mère a commencé par envoyer une lettre recommandée à l'avocat lui stipulant de ne pas mettre en place cette obscure « réunion familiale » qu'elle n'avait pas demandée.

Mais ma grand-mère aura peur de cet avocat, et dès qu'il l'appelait, il prenait de l'ascendant sur elle, il lui demandait de venir à son cabinet, et elle s'exécutait. Et là, tellement qu'il l'impressionnait, il arrivait à lui faire signer on ne sait quels papiers, qu'il transmettait ensuite au barreau tout en les cachant à ma grand-mère qui les lui demandait. Ma grand-mère va reconnaître dans une vidéo que j'avais réalisée à l'époque cet ascendant que l'avocat avait pris sur elle.

Fichier vidéo

 

Dans un langage courant, ma grand-mère était « très mal barrée » (et d'ailleurs, à l'heure où j'écris, en septembre-octobre 2020, elle est toujours très mal barrée : une fois que ces voyous m'auront fait arrêter et envoyer en hôpital psychiatrique, ils s'en prendront à elle).

L'avocat va écarter ma grand-mère et continuer à discuter avec ma sœur comme si c'était elle qui parlait à la place de ma grand-mère. Ils contactent alors le notaire pour s'associer à trois dans la manœuvre.

(J'ouvre une parenthèse : ma sœur jouait le jeu du notaire et de l'avocat par naïveté. Elle croyait qu'elle menait la barque, mais les deux hommes l'écarteront au dernier moment, lorsqu'ils atteindront la dernière étape, celle de placer ma grand-mère sous tutelle avec un mandataire extérieur à notre famille.)

 

Le notaire Grégoire revient dans le jeu

Nous n'étions pas au courant à l'époque de ce qui se tramait. C'est lorsque ma mère est venue aux nouvelles d'un rendez-vous planifié de longue date que la réponse de la secrétaire du notaire, ensuite confirmée par celui-ci, nous a abasourdis. Les mots prononcés au téléphone étaient de cette teneur :

Madame Lilamand a pris un avocat pour s'opposer à la donation.

Là encore, c'est une absurdité : si ma grand-mère ne veut pas faire de donation, alors elle va dire au notaire qu'elle a changé d'avis. C'est aussi simple. Mais on n'imagine pas ma grand-mère aller payer un avocat pour que cet avocat contacte ensuite le notaire pour lui demander de tout arrêter. Ou alors il faut vraiment avoir l'esprit tordu !

Ma grand-mère venait de contester quelques jours plus tôt par lettre recommandée à l'avocat que celui-ci n'avait aucun mandat de sa part pour gérer ses affaires à sa place, et voilà que le notaire en rajoute une couche.

Ma grand-mère prend rendez-vous avec le notaire pour s'expliquer de vive voix le 13 mai 2019 (je n'assiste pas à cette rencontre, je continue à me tenir à l'écart). Mais le notaire persiste à faire croire que ma grand-mère a un avocat qui parle à sa place. Et il lui dit en face.

La situation était tellement incroyable qu'on pourrait la résumer :

Ma grand-mère dit au notaire : « Je n'ai pas d'avocat. » .

Le notaire lui répond : « Je ne vous écoute pas, je vais écouter ce que dit votre avocat. »

Je recommande à ma grand-mère l'envoi d'une mise en demeure au notaire : il n'a pas le droit d'affirmer que ma grand-mère a un avocat si ce n'est pas vrai. Lorsque c'est nécessaire, il ne faut pas hésiter à recadrer ces prétendus « hommes de loi », ça doit faire partie de la défense de ma grand-mère, sinon je le répète, elle est cuite.

Dans les semaines suivantes, Me Grégoire persistera à écrire à ma grand-mère qu'on lui a fourré un avocat pour soit-disant « défendre ses intérêts »…

Me Grégoire mentionne Me Milanini serait l'avocat désigné pour Mme Lilamand

Il va rajouter une condition impossible à satisfaire : selon lui, ma grand-mère doit comprendre ce qui est écrit dans un acte notarié. (Le certificat médical et la signature ne sont pas un problème.)

Obligation de comprendre un acte notarié

Par définition, si on a recours à un notaire, c'est parce qu'on ne connaît pas les subtilités juridiques. C'est son métier, c'est au notaire qu'il revient d'expliquer à ma grand-mère ce qu'il va lui faire signer. D'ailleurs, si ma grand-mère comprenait ces actes notariés, ça ferait longtemps qu'elle aurait déjà effectué ses donations. Parce qu'elle ne comprend pas les subtilités des donations, des abattements, des sociétés immobilières SCI, etc., ma grand-mère est restée trop longtemps à l'écoute de son notaire traditionnel qui la conseillait mal.

Là, nous nous trouvons dans une situation similaire à celle d'un médecin qui refuserait de donner des médicaments à son patient parce que celui-ci ne connaît pas la médecine, ou encore d'un restaurateur qui refuserait de cuisiner un plat à un client parce que celui-ci ne saurait pas bien cuisiner…

Le but de cette phrase, de la part du notaire, est de replacer ma grand-mère dans « les pattes » de son avocat complice. Ça revient à dire : « Vous ne comprenez pas, madame Lilamand ? Allez voir l'avocat Milanini, c'est son métier. Lui, il comprend, et il décidera pour vous. » L'attitude du notaire est scandaleuse.

 

Le barreau d'Aix-en-Provence

Le « barreau » pourrait être un synonyme de l'Ordre des avocats. En pratique, tous les avocats en activité sont inscrits au barreau, tandis que l'ordre des avocats recense plus largement les avocats en activité, en pause, les stagiaires. Le chef du barreau est le bâtonnier. Il est élu tous les deux ans avec une période d'un an de transition des dossiers.

Quand on a un système corrompu qui perdure de décennies en décennies (les affaires des internements abusifs, les différentes spoliations de personnes vulnérables en toute impunité), ce n'est pas parce qu'une majorité d'avocats « trempent » dans le système (bien loin cette idée-là, les avocats sont en très grande majorité des gens honnêtes qui se battent de leur mieux pour leurs clients) mais parce que les quelques avocats pourris sont à la tête du système et restent à cette place. En fouillant un peu, vous tomberez sur quelques histoires d'avocats loyaux sur lesquels l'ordre des avocats tombe dessus. Ces avocats honnêtes perdent souvent, tandis que les autres se font réélire à tour de rôle. C'est un comportement étrange, je n'en connais pas les raisons.

Par rapport à ma grand-mère, on se dit que tout n'est pas si noir que ça, et que des décisions de bons sens peuvent être émises par le barreau : si ma grand-mère explique au bâtonnier que Me Milanini n'est pas son avocat, alors le barreau devrait pouvoir demander à Me Milanini d'arrêter de se faire passer pour l'avocat de ma grand-mère.

Le 13 mai 2019 Mme Lilamand saisit le bâtonnier.

extrait de la demande d'intervention auprès du bâtonnier

 

Le but est d'empêcher que Me Milanini persiste à faire croire qu'il serait l'avocat de ma grand-mère. Le remboursement des 250 euros est symbolique car, s'il n'était pas demandé, l'avocat continuerait à faire croire que Mme Lilamand serait sa cliente. (Par contre, l'avocat peut garder les 70 euros qu'il a encaissés lors de la consultation ; une simple consultation ne présage rien pour l'avenir.)

 

Le bâtonnier, à son tour, va prendre la défense du faux avocat

Par « faux avocat » j'entends : il est faux que cet avocat prétende être celui de Mme Lilamand.

Là encore, il faut savoir lire entre les lignes. Ma grand-mère écrit au barreau en disant « je n'ai pas demandé de prestation familiale auprès de Me Milanini » et le barreau lui répond en ouvrant un dossier « contestation d'honoraires ».

Une contestation d'honoraire signifie qu'une prestation a été faite (et donc que Mme Lilamand serait cliente de Me Milanini, ce qui est faux) mais qu'il y a un désaccord sur le prix.

Cette simple réponse du barreau signifie, avant même que le dossier ne soit étudié, que tous, notaire, avocat, chef des avocats, se liguent contre ma grand-mère.  Je le répète, ma grand-mère est « cuite ».

Bien sûr ma grand-mère va à nouveau écrire au barreau des avocats, fin juillet 2019, pour leur signaler leur erreur, mais ils ne l'écouteront pas. Je l'aide dans cette rédaction un peu plus poussée, mais c'est presque un baroud d'honneur, nous connaissons par avance le résultat. Il faut même savoir que lors des échanges entre l'avocat Milanini et le barreau d'Aix-en-Provence, des documents vont transiter, dont la communication sera refusée à ma grand-mère. Par exemple lorsqu'elle demande à voir la copie du document que Me Milanini lui a fait signer, un peu sous la contrainte, lorsqu'il l'a convoquée chez lui. On ne lui a jamais donné de copie, et on refuse de lui communiquer cet élément.

Comme pressenti, ma grand-mère va être déboutée de sa demande qui consistait à dire que Me Milanini n'était pas son avocat.

Le 13 septembre 2019, le bâtonnier, en la personne de Jean-Pierre Rayne, tranche la question : maître Milanini a été l'avocat de madame Lilamand, et il devait être payé pour son travail. Le barreau donne tort à ma grand-mère et confirme, de fait, que Me Milanini aurait été l'avocat de ma grand-mère, à plusieurs reprises. (Dans la famille, ma grand-mère y compris, dénonçons ces conclusions, mais quand les dés sont pipés, à quoi bon de se démener…)

J'ai essayé d'aider ma grand-mère à se sortir des griffes de ces malfaiteurs qui trafiquent dans les cours de justice. Jusqu'à présent, nous avons su montrer, malgré tout, que nous avions du répondant, et que je continuerai d'aider ma grand-mère à se protéger.

 

Mon arrestation par la police

La semaine suivante, cinq jours plus tard exactement, le 18 septembre, des policiers viennent m'arrêter, me placent en garde à vue puis me défèrent devant le parquet et me placent sous contrôle judiciaire.

Ils commencent par m'obliger à voir un psychiatre, qui va établir une fausse attestation médicale disant que je suis atteint de troubles mentaux. Il transmet alors le dossier à l'hôpital psychiatrique de Martigues, où un complément de dossier m'attend, cette fois pour m'interner et m'écarter définitivement.

Réquisistion du psychiatre qui renvoie vers l'HP du Vallon à Martigues

Le psychiatre avait précisé qu'il n'a pas assez d'éléments à lui seul pour me faire hospitaliser d'office par décision du préfet, et qu'il convenait de faire suivre mon dossier à l'hôpital psychiatrique de cette ville.

Il est clair que c'est à Martigues, à cause de dénonciations mensongères de certaines personnes de ma famille, que le piège va se refermer sur moi. J'y échapperai en prenant la fuite à l'étranger.

Le premier point du piège était donc de fusionner les dossiers de la policière et ceux des services civils de l'hôpital psychiatrique. Je maintiens que seule une déclaration de ma propre sœur est à l'origine de la tentative de mon internement.

Le second point est une mention étrange, qui arrive en tête du contrôle judiciaire : m'interdire de me rendre dans la ville de Martigues alors qu'aucun des faits reprochés ne s'y sont déroulés (abstraction de l'asile où l'on veut m'envoyer – mais ça ne leur posera aucun problème). Mais qu'y a-t-il dans cette ville de Martigues, à part l'hôpital, où l'on va m'interdire de me rendre ?

Il y a le tribunal qui juge des tutelles. Quand ma grand-mère sera amenée par ces hommes, avocat, notaire et magistrats, pour la mettre sous tutelle, ce sera au tribunal de Martigues, où j'ai l'interdiction de me rendre.

Dans le mois qui suit, je vais tenter de faire tomber cette interdiction. L'avocate que je choisirai, Me Salecroix, sera en réalité chargée de plomber mon dossier et va produire un argument inopérant pour tenter de faire sauter mon interdiction de me rendre à Martigues.

Mais à la fin, elle finira par dévoiler la personne qui la protège dans ses manœuvres à mon encontre : le bâtonnier en personne.

 

Les fausses déclarations en psychiatrie établies par Magali Mathias

Je n'en démords pas : quand on met en action un piège contre quelqu'un, et je dis que c'est le cas à mon encontre, c'est parce que ces gens-là savent que la suite du piège m'attend à Martigues. Il s'agit là-bas d'une structure « ordinaire » où l'on retrouve des personnes internées à la demande de membres de leur famille.

Parmi les proches auxquels j'ai demandé de l'aide, entre le moment où j'ai été arrêté par la police en septembre 2019 et la date de mon procès en février 2020, deux ont refusé de m'apporter un quelconque soutien (moral, financier, etc., il n'y a rien eu). Il s'agit de mon père Serge Aubert et de ma sœur Magali Mathias.

Parmi ces deux, uniquement l'un avait commencé à faire des fausses attestations avec l'affaire du faux avocat de ma grand-mère, c'était ma sœur. Dans sa lancée, elle produit à son tour de fausses déclarations psychiatriques à mon encontre, qu'elle transmet à Me Milanini qui fait suivre au bâtonnier Jean-Pierre Rayne et au parquet d'Aix. On connaît la suite avec les procureurs Kiriakidès et Bot, qui coordonnent l'opération ouverte en parallèle avec la policière Viciana.

 

La demande de correction

Quand j'ai fui la France, mes yeux se sont un peu plus ouverts. Le doute m'était apparu par rapport à ma sœur. Je me suis alors souvenu que quelques mois plus tôt, toujours dans cette affaire de donation, ma sœur avait déjà essayé d'envoyer ma mère chez un psy à Istres en prenant rendez-vous pour elle. (Ma mère n'y était pas allée.) Pour moi, elle savait que je n'irais pas non plus. Alors elle pouvait très bien faire des lettres de dénonciation imaginaire me concernant.

Par un mail poli, je lui ai demandé de m'envoyer ces déclarations erronées qu'elle aurait faites contre moi. À l'époque, je pensais qu'elle avait fait ces écrits par erreur, parce qu'elle aurait été entraînée par l'avocat Milanini. Ça pouvait être facilement corrigé. J'écrivais « bisous » à la fin de mon mail, il n'y avait aucune animosité de ma part.

Elle savait qu'elle avait son frère (moi-même) en danger, qu'on tentait de l'interner, il demandait de l'aide, et elle ne répondait même pas. Pas même un refus poli. C'était étrange.

J'ai mis cinq mois pour me résoudre à renouveler ma demande, cette fois en utilisant les services d'un huissier. La encore ma demande était polie. J'écrivais regretter cette situation. Et je précisais noir sur blanc qu'il n'y avait pas de litige entre nous.

 

Réponse de ma sœur : demander ma condamnation devant tribunal

Elle prend à nouveau un avocat, en région parisienne cette fois, et m'attaque. Elle affirme subir un préjudice de ma part et demande ma condamnation à me payer ses 3.000 euros de prétendus frais d'avocat plus 5.000 euros de dommages-intérêts. 8.000 euros demandés contre son frère en danger ? Ce n'est absolument pas logique quand on connaît ma situation.

Magali Mathias me demande 8.000 euros devant un juge

La situation est ubuesque. Elle savait que je ne pourrais pas venir à l'audience me défendre contre ses demandes. Elle sait qu'elle a son frère en danger, et elle l'attaque.

Tout ceci, malheureusement, ne fait que conforter mes doutes : ma sœur, par ses déclarations en 2019, est l'une des personnes qui a manigancé pour m'interner arbitrairement. Et elle continue en novembre 2020.

 

notification huissier

Après un contact rapide avec mon père, Serge Aubert, il semblerait que lui aussi ait participé au paiement de l'avocat de ma sœur, à mon encontre. L'excuse de très mauvaise foi qu'il a avancée est que ma sœur n'aurait plus eu assez d'argent pour nourrir sa famille à cause des frais d'avocat, alors il lui aurait donné de l'argent pour manger. La décision de ma sœur de recourir à un avocat contre moi était une décision malheureusement réfléchie de sa part pour tenter de me garder écarté à défaut de me faire interner dans un asile.

 

Nouvelle mention de psychiatrie

Dans la semaine du 14 décembre 2020, ma sœur est revenue à l'attaque, cette fois contre ma mère, avec toujours dans l'idée que ma sœur prenne la gestion au sens large de ma grand-mère. Je maintiens que les tentatives de mise sous tutelle de ma grand-mère sont abusives. Vous pouvez revoir la vidéo postée plus haut ci-dessus pour vous conforter à cette idée.

Ma sœur a cette fois menacé ma mère de l'envoyer, à son tour après sa tentative avortée à mon encontre, chez un psychiatre.

Je persiste à dire que les masques se sont envolés : ma sœur s'est bel et bien alliée aux policiers et au parquet en septembre 2019 pour me faire interner.

 

Je vais persévérer dans ma défense et avancer. Je vais insister par tous moyens auprès de personnes de son entourage pour la forcer à publier ses écrits. Une fois que je serai en possession d'une copie de ses publications, je pourrai en faire annuler les conséquences et supprimer une partie du danger à mon encontre (et du danger, également, qui plane au dessus de ma grand-mère, car l'affaire qui la concerne, malheureusement, n'est pas finie).