Magali Mathias et l'intervention d'un avocat douteux dans une affaire de donation

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Ce qui va suivre peut sembler assez lourd, difficilement compréhensible, et on va en arriver à se demander pourquoi une petite sœur va recourir à un avocat pour réclamer 8.000 euros à son frère qu'elle sait en danger… La réponse est dans ce texte.

Magali Mathias est ma petite sœur.

 

La rançon de 2008 et la suite

En 2008, bien que ne faisant pas partie des personnes qui ont déboursé de l'argent pour payer la rançon, ma sœur participe à l'envoi des fonds par Western Union. Pour mémoire, le montant qui va être payé était de 40.000 euros, or les envois sont limités, depuis la France, à 7.500 euros par jour et par personne. Plusieurs personnes de ma famille, dont ma sœur, ont donc participé à ces envois fractionnés.

Elle connaissait le motif de l'envoi : le kidnapping annoncé.

Envoi d'argent par Magali Mathias suite à la rançon

Ma sœur était « gérante de paille » dans la société ERS Sarcelles Location, créée par mon père qui, lui, en avait la gestion effective. Elle utilisait son nom de jeune fille, Magali Aubert. Après le paiement de la rançon, mon père et ma sœur m'ont demandé de travailler pour eux en région parisienne car leur société boitait commercialement et je pouvais les aider. L'argent qu'ils étaient censés me verser comme salaire aurait servi à rembourser le paiement de la rançon. En réalité, ils ne me payaient quasiment pas, leur société a déposé le bilan et ils m'ont laissé plus de 20.000 euros d'impayés qui s'ajoutaient aux 40.000 euros de la rançon. Autrement dit, au delà de l'affaire criminelle, d'autres personnes ont tiré un bénéfice annexe conséquent, qui se compte en dizaines de milliers d'euros.

Ce comportement, apparemment légal, est fortement discutable (abuser de la situation d'une victime pour en rajouter une couche, à ses dépens).

 

La porte défoncée avec les policiers en planque

En 2014, des policiers, sur instruction du ministère de la Justice, me tendent un nouveau piège pour m'envoyer en asile : ma porte est défoncée devant des policiers qui étaient « en planque » devant mon domicile, et qui déclarent qu'il ne s'est rien passé. Les enregistrements de vidéo-surveillance sont effacés et en fin d'année, ils essaient de m'envoyer en hôpital psychiatrique.

Après que ma porte ait été défoncée, ma sœur me répondra par mail, à un moment où je demandais l'avis de ma famille :

Évite de rentrer le soir tard et dissimule une caméra dans ta maison.

Ma sœur était donc bien au courant de tout ce qui m'arrivait, ainsi que les tentatives ultérieures d'un internement arbitraire. Je montre aujourd'hui qu'elle était informée de tous les événements, même si par la suite elle ne m'écrira pas pour me confirmer les situations.

Ma sœur est au courant de la convocation chez le psychiatre fin 2014 (mon père et mon frère étaient d'ailleurs eux-mêmes descendus de la région parisienne pour venir me soutenir – en tout cas ils l'affirmaient) puis du harcèlement des juges et policiers à mon encontre jusqu'à récemment.

 

Une affaire de donation en parallèle

Vers 2017 ou 2018, les relations avec ma sœur se sont un peu détériorées car elle s'imaginait que je l'aurais gênée pour réaliser un de ses projets professionnels. C'étaient des raisons futiles mais peu importe.

Mes grands-parents possédaient quelques biens immobiliers (et d'ailleurs c'est probablement la source de l'extorsion de 2008). Aujourd'hui ma grand-mère est seule, avec une fille unique, ma mère, qui elle a trois enfants, dont ma sœur Magali Mathias et moi-même. L'État permet, à ceux qui en font la demande, de donner des biens à des petits-enfants, en avance sur l'héritage en quelque sorte, avec une exonération partielle de frais. Le donateur, ici ma grand-mère, conserve les loyers durant son vivant. Mes grands-parents avaient commencé cette donation et ma sœur avait ainsi reçu un terrain à bâtir, tandis que mon frère et moi nous partagions un appartement T2.

Fin 2018, ma grand-mère, Mme Lilamand, souhaite continuer ce qui avait été entrepris et prévoit de partager entre ses trois petits-enfants une maison. Ma grand-mère elle-même disait, peut-être sur le ton de la plaisanterie, que ma mère avait déjà trop de biens, et ma mère, quant à elle, confirmait sa préférence pour que cette maison aille directement à nous ses enfants plutôt que si elle devait en hériter.

Il semblait que le notaire habituel qui avait pris la succession dans le dossier n'était pas très actif. (Il est possible que les émoluments des notaires soient supérieurs lors d'une succession classique après le décès plutôt que d'organiser des donations durant le vivant des gens, et donc que les notaires puissent être moins intéressés. C'est un a priori de ma part, je peux me tromper, mais c'est sans grande conséquence, j'ai proposé début 2019 de faire jouer la concurrence.)

 

Le notaire maître Benoît Grégoire à Martigues

Ma grand-mère, ma mère et moi-même rencontrons ce nouveau notaire le 20 février 2019. Il nous explique le principe de la donation, et propose un second rendez-vous. Seules ma grand-mère et ma mère s'y rendront : ma grand-mère confirme une donation partielle à ses trois petits-enfants en parts égales et ma mère conçoit de ne pas disposer de ce bien. Personne d'autre ne pourrait se dire lésé, cette donation est très simple. Nous, les trois petits-enfants, devons dans un premier temps envoyer une copie de nos pièces d'identité.

C'est alors que ma sœur, pour une raison indéterminée, « pète les plombs » et décide de s'opposer à cette donation. Une parenthèse utile pour comprendre le fonctionnement des dons : quand quelqu'un reçoit de l'argent, il n'a pas son mot à dire sur la répartition mais il doit juste confirmer s'il accepte ou non le don. Il a le droit de le refuser. Ma sœur, si jamais c'était l'indivision du bien qui la dérangeait (nous devions nous trois avoir une part égale), avait le droit de renoncer à la part qui était prévue de lui revenir. C'est ce qu'elle fait et elle nous en informe.

 

L'avocat maître Nicolas Milanini à Istres

C'est alors que ma sœur va engager d'autres manœuvres : le 6 mars 2019, elle descend par surprise à Istres et amène ma grand-mère chez un avocat. Elle raconte alors que ma grand-mère perdrait la tête et ma sœur s'auto-désigne comme la personne capable de connaître les volontés de ma grand-mère.

Me Milanini va d'ailleurs exclusivement échanger avec ma sœur tout en faisant semblant de s'entretenir avec ma grand-mère. L'avocat, le notaire et ma sœur se mettent tous les trois en contact.

J'avais remarqué chez le notaire un signe distinctif dans son cabinet : était-ce une pierre avec une croix dessinée dessus qui servait de presse-papier ou un renard empaillé ? C'est anecdotique, mais ces deux objets se trouvaient dans le cabinet. Sur ces deux objets, c'est la pierre qui pourrait être un symbole de la franc-maçonnerie qui a attiré mon attention. Après tout, me dira-t-on, chacun est libre de décorer son environnement selon ses goûts.

 

Une tentative de mise sous tutelle

Lorsqu'avec ma mère nous avons appris plus tard ces agissements, j'ai vu le danger que ma grand-mère puisse être mise sous tutelle par ma sœur et son avocat.

La teneur des mots prononcés au téléphone par le notaire à ma mère qui demandait des nouvelles d'un rendez-vous, et confirmés en partie par un écrit de son secrétariat, m'ont mis la puce à l'oreille :

Madame Lilamand a pris un avocat pour s'opposer à la donation.

Sauf que ma grand-mère n'a jamais pris d'avocat… Elle parle très facilement avec nous, sa famille, et d'ailleurs « elle n'a pas sa langue dans sa poche ». Lorsqu'elle veut s'opposer à un projet, elle nous le dit directement sans passer par un intermédiaire.

Dans les semaines suivantes, le notaire Me Grégoire écrira à ma grand-mère qu'on lui a fourré un avocat pour soi-disant défendre ses intérêts…

Me Grégoire mentionne Me Milanini serait l'avocat désigné pour Mme Lilamand

Ma grand-mère va tenter de joindre cet avocat d'abord par téléphone puis en se rendant à son cabinet et en parallèle par des courriers. Mais Me Milanini va utiliser le prétexte que ma grand-mère se rend chez lui parce qu'elle lui donnerait mandat d'agir ainsi !

Ma grand-mère va également saisir le bâtonnier pour faire obstacle à cette tentative. Elle écrit le 17 juin à Me Milanini :

Mme Lilamand dénonce Me Milanini

Et l'avocat répond le 27 juin :

Extrait de la réponse de Me Milanini le 27 juin 2019

Il signale qu'il a obtenu un mandat de la part de ma grand-mère, pour parler en son nom, et qu'il a comme témoin, ma propre sœur

Ma grand-mère est « cuite » à ce moment-là. Elle va être abusivement placée sous la tutelle d'inconnus, dont cet avocat Milanini fait partie.

Il faut comprendre qu'entre une simple personne, elle, et un avocat, lorsque tous deux affirment deux choses différentes, c'est l'avocat qu'on écoutera, pas ma grand-mère.

Je ne crois pas que ma sœur ait pris conscience de ce qui allait se passer : elle se présentait auprès d'hommes de lois (notaire, avocat…) comme la seule personne capable de « gérer » les affaires de ma grand-mère, mais elle établissait déjà de fausses déclarations. Les deux hommes l'auraient facilement écartée, tout comme ils évinceraient l'ensemble des membres de ma famille.

La procédure, en cas de difficulté devant le juge, permet à ce juge d'éliminer tous les membres de la famille « qui se disputent entre eux », et de désigner un tuteur indépendant. C'est lui qui va se charger de dilapider les fortunes des gens, de les brader aux enchères auprès de « copains », et de placer les personnes âgées dans des EHPAD, contre leur volonté. Mais elles n'ont plus leur mot à dire, quelqu'un les a déclarées séniles. C'est toute une organisation complice qui se met en branle.

Je vais me battre pour aider ma grand-mère : je vais signaler la tentative en cours de ma sœur auprès de l'ensemble de ma famille. Je vais aussi réaliser des vidéos privées de plusieurs heures qui montrent que ma grand-mère n'a pas perdu la tête comme certains essaient de le faire croire.

Fichier vidéo

On voit très bien dans ces extraits que ma grand-mère n'est ni sourde ni sénile comme certains voudraient le faire croire.

Je vais également aider ma grand-mère dans la rédaction de la lettre où elle se défend auprès du bâtonnier d'Aix-en-Provence d'avoir mandaté Me Milanini. Cette lettre est symbolique car je sais que les barreaux sont très souvent complices de ce système. D'ailleurs, début septembre 2019, ma grand-mère va recevoir un courrier de ce bâtonnier Jean-Pierre Rayne qui confirme qu'elle a bien désigné Me Milanini pour être son avocat. Toutefois, ils n'initient pas dans l'immédiat une mise sous tutelle contre ma grand-mère. Ils vont commencer par essayer de m'éloigner définitivement.

La semaine suivante, je suis arrêté par des policiers. On m'oblige, durant ma garde à vue, à rencontrer un psychiatre qui va établir un faux document dans lequel il invente, de ma part, une prétendue dangerosité, mais pas assez pour m'interner à la demande du préfet.

Il transmet alors le dossier à l'hôpital psychiatrique de Martigues, où un complément de dossier m'attend, cette fois pour m'interner et m'écarter définitivement.

Réquisistion du psychiatre qui renvoie vers l'HP du Vallon à Martigues

La tentative d'internement à mon encontre va avoir lieu en février 2020. J'aurai alors le réflexe salvateur de fuir la France et ces magouilles, et me réfugier à l'étranger, hors Union européenne. De là, je reprends les dossiers les uns après les autres.

 

Les fausses déclarations en psychiatrie établies par Magali Mathias

Je n'en démords pas : quand on met en action un piège contre quelqu'un, et je dis que c'est le cas à mon encontre, c'est parce que ces gens-là savent que la suite du piège m'attend à Martigues. Il s'agit là-bas d'une structure « ordinaire » où l'on retrouve des personnes internées à la demande de membres de leur famille.

Parmi les proches auxquels j'ai demandé de l'aide, entre le moment où j'ai été arrêté par la police en septembre 2019 et la date de mon procès en février 2020, deux ont refusé de m'apporter un quelconque soutien (moral, financier, etc., il n'y a rien eu). Il s'agit de mon père Serge Aubert et de ma sœur Magali Mathias.

Parmi ces deux, uniquement l'un avait commencé à faire des fausses attestations avec l'affaire du faux avocat de ma grand-mère, c'était ma sœur. Je n'aurais pas été surpris que dans sa lancée, elle ait produit à son tour de fausses déclarations psychiatriques à mon encontre, qu'elle aurait transmises à Me Milanini qui aurait fait suivre au bâtonnier Jean-Pierre Rayne, qui lui aurait à son tour transmis le dossier au parquet d'Aix, et on connaît la suite avec les procureurs Kiriakidès et Bot, qui coordonnent l'opération ouverte en parallèle avec la policière Viciana.

 

La demande de correction

Quand j'ai fui la France, mes yeux se sont un peu plus ouverts. Le doute m'était apparu par rapport à ma sœur. Je me suis alors souvenu que quelques mois plus tôt, toujours dans cette affaire de donation, ma sœur avait déjà essayé d'envoyer ma mère chez un psy à Istres en prenant rendez-vous pour elle. (Ma mère n'y était pas allée.) Pour moi, elle savait que je n'irais pas non plus. Alors elle pouvait très bien faire des lettres de dénonciation imaginaire me concernant.

Par un mail poli, je lui ai demandé de m'envoyer ces déclarations erronées qu'elle aurait faites contre moi. À l'époque, je pensais qu'elle avait fait ces écrits par erreur, parce qu'elle aurait été entraînée par l'avocat Milanini. Ça pouvait être facilement corrigé. J'écrivais « bisous » à la fin de mon mail, il n'y avait aucune animosité de ma part.

Elle savait qu'elle avait son frère (moi-même) en danger, qu'on tentait de l'interner, il demandait de l'aide, et elle ne répondait même pas. Pas même un refus poli. C'était étrange.

J'ai mis cinq mois pour me résoudre à renouveler ma demande, cette fois en utilisant les services d'un huissier. Là encore ma demande était polie. J'écrivais regretter cette situation. Et je précisais noir sur blanc qu'il n'y avait pas de litige entre nous.

 

Réponse de ma sœur : demander ma condamnation devant tribunal

Elle prend à nouveau un avocat, en région parisienne cette fois, et m'attaque. Elle affirme subir un préjudice de ma part et demande ma condamnation à me payer ses 3.000 euros de prétendus frais d'avocat plus 5.000 euros de dommages-intérêts. 8.000 euros demandés contre son frère en danger ? Ce n'est absolument pas logique quand on connaît ma situation.

Magali Mathias me demande 8.000 euros devant un juge

La situation est ubuesque. Elle savait que je ne pourrais pas venir à l'audience me défendre contre ses demandes. Elle sait qu'elle a son frère en danger, et elle l'attaque.

Tout ceci, malheureusement, ne fait que conforter mes doutes : ma sœur, par ses déclarations en 2019, est l'une des personnes qui a manigancé pour m'interner arbitrairement. Et elle continue en novembre 2020.

 

notification huissier

Après un contact rapide avec mon père, Serge Aubert, il semblerait que lui aussi ait participé au paiement de l'avocat de ma sœur, à mon encontre. L'excuse de très mauvaise foi qu'il a avancée est que ma sœur n'aurait plus eu assez d'argent pour nourrir sa famille à cause des frais d'avocat, alors il lui aurait donné de l'argent pour manger. La décision de ma sœur de recourir à un avocat contre moi était une décision malheureusement réfléchie de sa part pour tenter de me garder écarté à défaut de me faire interner dans un asile.

 

Nouvelle mention de psychiatrie

Dans la semaine du 14 décembre 2020, ma sœur est revenue à l'attaque, cette fois contre ma mère, avec toujours dans l'idée que ma sœur prenne la gestion au sens large de ma grand-mère. Je maintiens que les tentatives de mise sous tutelle de ma grand-mère sont abusives. Vous pouvez revoir la vidéo postée plus haut ci-dessus pour vous conforter à cette idée.

Ma sœur a cette fois menacé ma mère de l'envoyer, à son tour après sa tentative avortée à mon encontre, chez un psychiatre.

Je persiste à dire que les masques se sont envolés : ma sœur s'est bel et bien alliée aux policiers et au parquet en septembre 2019 pour me faire interner.

 

Je vais persévérer dans ma défense et avancer. Je vais insister par tous moyens auprès de personnes de son entourage pour la forcer à publier ses écrits. Une fois que je serai en possession d'une copie de ses publications, je pourrai en faire annuler les conséquences et supprimer une partie du danger à mon encontre (et du danger, également, qui plane au dessus de ma grand-mère, car l'affaire qui la concerne, malheureusement, n'est pas finie).

 

Pour aller plus loin